Bulletin Latigazo Nº5

Juin del 2014

 

                                                             Editorial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dalila Arpin

Psychanalyste. Membre de l’ECF-AMP et de LATIGO

Paris - France

 

Dans ce cinquième numéro de Latigazo le lecteur trouvera un texte inédit de Miquel Bassols, nouveau président de l’AMP  .

 

L’auteur nous éclaire sur le statut de la lettre par le biais d’une « démonstration littérale », en suivant Lacan dans Lituraterre. Il s’agit plus précisément de l’écriture qu’il y a dans le dire. Comme le pointe M.Bassols, on confond souvent lettre et écriture. Il ne faut pas négliger le caractère d’écrit qui subsiste à la parole ou dit autrement, la trace du dire dans le corps nouée à la pulsion. Bienvenus donc dans ce voyage en Terra incognita qui tire les conséquences de la phrase de Lacan « Entre centre et absence, entre savoir et jouissance, il y a littoral qui ne vire au littéral qu’à ce que ce virage, vous puissiez le prendre le même à tout instant » .

 

Avec ce cinquième numéro nous initions également un nouveau cycle, dont le but est d’explorer les avatars de la psychanalyse dans des lieux où, faute d’une Ecole lacanienne, elle a du mal à s’implanter. Ce voyage nous amène à connaître les difficultés spécifiques de nos collègues, liées au pays d’accueil ainsi que les inventions singulières qu’ils ont échafaudées pour y faire face. Ce nouveau cycle s’inaugure avec la Hollande, pays où il existe des associations psychanalytiques comme l’IPA mais où l’orientation lacanienne est absente de la clinique psychanalytique.

 

Mariela Vitto y détaille le parcours historique de la psychanalyse ainsi que les conditions actuelles de son exercice. J’ai ré-découvert ce pays grâce aux Séminaires de l’Université Populaire Jacques Lacan que nous animons depuis deux ans déjà en espagnol et qui ont débuté depuis peu en  néerlandais.

 

Enfin, pour rester dans l’ambiance hollandaise, un personnage hors normes, Etty Hillesum, écrivain et mystique juive mais avant tout une femme courageuse qui, pendant la Seconde Guerre Mondiale, demande à être déportée afin d’être au plus près des siens, c’est-à-dire, le peuple juif.  Au milieu d’un Siècle qui se distingua tristement par la mort organisée des millions d’êtres humains dont le seul grief fut d’être juifs, Etty Hillesum consacre un hymne à la vie. Au milieu de l’horreur, elle peut encore dire que « la vie est belle et mérite d’être vécue ». J’ai demandé à Carolina Koretzky, qui me fit découvrir cet incroyable destin, de faire une notice pour les lecteurs de Latigazo.

 

Bonne lecture alors et à la rentrée, pour d’autres aventures dans des contrées non encore déflorées par la psychanalyse vers des nouvelles découvertes dans d’autres Terras incognitas.

 

 

 

 

 

[1] Séminaire de l’Instituto Nueva Escuela, suite à la rencontre ENAPOL, novembre 2013.

[2] Lacan, J., Autres Ecrits, Paris, Seuil, 2001, p. 16.

 

Bulletin Latigazo Nº4

Mars 2014

 

                                                             Editorial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Raquel Cors Ulloa

Membre de la NEL et de LATIGO

Santiago – Chile

 

Le quatrième bulletin de « Latigazo » est désormais disponible au lecteur intéressé par nos sujets. Chaque « Latigazo », coup de fouet de Lacanian Transatlántica de Investigación, est fait de textes que les amis de la psychanalyse et la communauté analytique cherchons à cerner dans l’esprit de ces lectures.

 

Eric Laurent, dans la deuxième partie de son texte sur la Crise post-DSM, partage avec nous sa réflexion à propos des progrès de la génétique, des ambitions de Google et des multiples affaires de la science et du capitalisme qui, sans demander d’avis, prétendent mettre tout le monde dans le même panier. Face à la crise des classifications, Eric Laurent propose quelques voies concrètes pour la psychanalyse sur ce qu’il faudrait faire, tel que favoriser la critique de la psychopathologie sur les effets d’abandon produits par les approximations cliniques, avec forclusion du sujet. Etre attentifs aux effets de subversion de catégories pour tout usage « off label ». Et savoir faire, non pas des nouvelles classifications ou étiquettes, mais savoir faire avec l’opportunité  que nous donne cette crise pour que le discours analytique essaye de cerner la manière dans laquelle chaque sujet reçoit sa classification, ou étiquette. Le discours analytique rappelle que les sujets sont faits de la singularité de leur désir, de leur fantasme et de leurs symptômes. Nous désirons- dit Laurent- détruire radicalement les prestiges.

 

A l’issue de Latigazo N°3, Silvia Elena Tendlarz m’a fait une remarque sur l’entretien que nous avons  réalisé avec Heidi Gheler à propos d’une séquestration. Immédiatement, j’ai demandé à Silvia si elle nous ferait l’honneur de transmettre sa propre réflexion autour de ce sujet. Dans les pages qui suivent, vous trouverez l’accent mis par l’auteur sur la position de certains otages face à leurs séquestreurs.

 

Notre collègue, Rosa Edith Yurevich, propose dans son texte d'analyser la différence entre la politique commune, ordinaire et la politique de la psychanalyse qui est une politique encline à l’étique du bien-dire. Ce n'est que par une politique de l'énonciation singulière qu'un transfert se produit, de l’intension, et spécialement en ce qui concerne l’analyse de chacun, puisque seulement par l’intension, par une politique différente de l’énonciation, le transfert se produit.  Rosa Yurevich rappelle dans son texte que Lacan a pointé, en 1970, la psychanalyse comme étant le discours le plus puissant pour ébranler les semblants de la civilisation.

 

Ainsi s’articulent les textes de ce numéro, les précédents et le prochain, dans lequel nous compterons avec des apports d’une grande valeur, notamment une démonstration Littérale au moyen de la lettre par Miquel Bassols.

 

      A vous, Latigazo Nº4

 

 

  Traduction: Gabriela Pazmino

  Révision: Dalila Arpin

 

 

Boletín Latigazo Nº3

Febrero del 2014

 

Editorial

 

Dalila Arpin

Psychanalyste. Membre de la ECF et de LATIGO

Paris - France

 

Dans ce troisième numéro de Latigazo,  vous trouverez  la première partie d’un texte d’Eric Laurent, sur un thème de grande actualité : la crise du DSM. Il nous livre les résultats  d’une  recherche  très  poussée  qu’il  a  mené  auprès  des  « initiés »  -  des spécialistes qui ont travaillé à la confection de ce Manuel de diagnostic- ainsi que des

épistémologues, concernant le DSM. Les premiers font plutôt état des conditions et

des objectifs qui ont entouré les études scientifiques et la rédaction du document, alors que les deuxièmes font état des fondements philosophiques sous-jacents. Cette recherche dévoile aussi bien la logique occulte de la démarche DSM que les ressorts de sa crise : De sa lecture des travaux d’Allen Frances, qui, comme le texte   le rappelle, se forma comme psychanalyste au sein du  Columbia Institut,  Eric Laurent

épingle en même temps un symptôme contemporain : « A mesure que notre monde se

globalise   et   s’homogénéise,   s’amenuise   aussi   notre   tolérance   à   l’égard   de l’excentricité ou de la différence, que nous avons du coup tendance à médicaliser ». Cette intolérance peut prendre d’autres formes, comme le racisme. Ceci  résonne de façon particulière dès nos jours, où une polémique a fait objet de débat autour des spectacles de l’humoriste Dieudonné virulemment antisémite, interdits récemment par

le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls1.

 

Ensuite, on lira dans ce numéro, la réflexion de Carlos Motta, psychanalyste de l’EOL et membre de Latigo, sur un film documentaire de Louis Malle, cité par Lacan. Le réalisateur, en filmant les bouts de réel à Calcutta, « tape  dans le mille », comme le dit Lacan. En effet, lorsqu’on se rend en Inde, on est immédiatement saisi par l’impact de certaines situations : des gens qui, non seulement vivent dans la rue, mais qui se font arracher des dents, des enfants mutilés sciemment pour  obtenir une aumône, des handicapés de toutes sortes qui parcourent les rues, affamés, en quête de quelques roupies,  constituant  des  véritables  incarnations  de  la  « misère  humaine ».  La démarche de Malle est ainsi au plus près du réel et dans ce sens, elle est dans le fil droit du Réel au XXIème. Siècle, le thème du Congrès de l’AMP, de cette année. Elle nous rappelle, comme le dit Carlos Motta, qu’au réel, il faut s’y faire, le supporter et nous pourrions ajouter, s’habituer, comme le dit Lacan2. Carlos Motta postule que le symbolique peut circonscrire le triomphe de l’imaginaire. En tant que psychanalystes, nous  sommes alors concernés par les manifestations des bouts de réel, allant de la faim dans le monde à la privation de la liberté. C’est ainsi que vous trouverez, pour finir, l’entretien réalisé par Raquel Cors et Heidi Gehler, membres de Latigo,   à Samuel Doria Medina, homme politique et chef d’entreprise bolivien, séquestré par le Mouvement Tupac Katari de Liberation, (MRTKL) en 1995, pendant un mois et demi.

 

Samuel Doria Medina parle d’un sujet tabou : la négociation avec les ravisseurs et la façon de se servir de cette démarche pour décourager les prises d’otages. Son témoignage rend compte, également,  d’un point précis : accepter la mort,  juste après son enlèvement lui a permis de rétablir le raccord avec « le joint le plus intime du

sentiment de la vie »3.

 

1 On trouvera une analyse du phénomène du racisme et son enracinement dans  la civilisation chez

Lacan, in Laurent, E.,  « Racisme 2.0 », Lacan Quotidien, n° 371.

Boletín Latigazo Nº2

Diciembre del 2013

 

Editorial

 

Raquel Cors Ulloa

Psychanalyste. Membre de la NEL et de LATIGO

 

 

Vous êtes cordialement invités à lire le deuxième numéro apériodique de Latigazo, dans lequel vous allez retrouver la deuxième partie de la présentation du Séminaire 6 de Lacan, texte que Jacques-Alain Miller vient d’établir et de publier en français. Cette présentation est un enseignement dans lequel il souligne les leçons d´Hamlet “le fantasme est là où la question du sujet sur son désir trouve sa réponse, c’est-à-dire le nec plus ultra du désir”. Le désir et son interprétation « établit » que le désir implique une relation à l’objet par le biais du fantasme, qu’il est possible d’interpréter.

 

Les coordonnées de ce deuxième numéro de Latigazo ont été articulées avec le désir. Vous allez trouver ci-après une chaleureuse interview de Mitra Kadivar, que l’on l’appelle de manière familière par son prénom et qui répond en détail à Latigazo sur sa situation actuelle en Iran, sur son sentiment par rapport à la campagne internationale qui dénonce sa mise en détention arbitraire. Mitra dit se poser toujours cette question: “si le monde n’avait pas vu naître un Jacques-Alain Miller, ou si je ne l’avais pas connu, ou même tout simplement si je n’avais pas pu lui envoyer mon premier mail à l’insu de la police, que serais- je devenue? “

 

Gérard Miller, professeur au département de Psychanalyse de l’Université Paris 8, nous a fait parvenir une importante information que LATIGO diffuse immédiatement!

 

Damasia Amadeo, membre de LATIGO, nous transmet un latigazo en deux temps concernant l’histoire de son pays, un témoignage sur les effets du terrorisme d’Etat et nous amène à une lecture qu’elle appelle “la récupération d’une mémoire particulière”.

 

Le deuxième numéro se termine avec les impressions de Ricardo Torrejón et Guido Coll, deux jeunes membres de LATIGO qui partagent leur sentiment sur la dernière réunion qui a eu lieu à Buenos Aires avec certains  membres de la recherche Lacanienne Transatlantique pendant la Semaine Lacanienne.

 

Dans les prochains numéros... vous trouverez des articles d’Eric Laurent, Miquel Bassols, des interviews et des textes toujours dans l’esprit de LATIGO!

 

Dirigez-vous avec enthousiasme vers cet “agalma” de lecture et écriture.

 

Traduit : Marta Portugal

Revisée : Andrés Borderías

 

 

Bulletin Latigazo Nº1

Octobre 2013

 

Editorial

 

Dalila Arpin

Psychanalyste. Membre de ECF et de LATIGO

 

Né d’une contingence et du dépassement d’un trauma, LATIGO est un vrai produit psychanalytique.

Né aussi dans un contexte politique international dans lequel la psychanalyse se bat pour sa survie, LATIGO  est un réseau engagé pour la cause analytique.

Enfin, bulletin apériodique, LATIGAZO est une instance propre au XXIème siècle.

Fort de 70 collègues enthousiastes des deux côtés de l’Atlantique, LATIGAZO sera, tel que son nom l’indique, une parole percutante. Son objectif ? Eveiller l’intérêt pour la psychanalyse et plus spécialement, faire connaître les difficultés que connaissent quelques collègues à nous exerçant dans des endroits éloignés des Ecoles de psychanalyse.

C’est ainsi que vous trouverez, en Une, dans celui-ci comme dans les numéros à venir, une rubrique « Etude », destinée à approfondir un sujet de psychanalyse.

Pour ce premier numéro, nous avons, grâce à l’aimable gentillesse de Jacques-Alain Miller et à l’excellente transcription que nous en a transmis Carole Dewambrechies-La Sagna, sa Présentation du Séminaire VI de Lacan, Le désir et son interprétation,  qu’il fit en mai dernier à la Mutualité.

Vous trouverez, également, une variation sur le nom de notre réseau. Elvira Dianno, de l’EOL et membre de LATIGO, déploie ce signifiant dans ses résonances avec l’engagement politique, où la force de la parole peut empêcher que « les choses aillent au pire », comme le dit Graciela Brodsky. C’est l’éthique que la psychanalyse maintient en vigueur.

Enfin, les échos de la projection du film « La première séance », de Gérard Miller, par Cristian Figueredo, psychanalyste à Alicante et membre de LATIGO. « Dans sa Réflexion partagée », il témoigne du désir décidé pour la psychanalyse des collègues du Séminaire du Champ Freudien, dans cette ville.

Face à l’œil absolu de l’incroyance contemporaine, la psychanalyse apparaît comme un engagement avec la cause du désir, en tant que pari pour ce qu’on ne voit pas.

Dans les prochains numéros : deuxième et dernière partie de la Présentation du Séminaire VI de Jacques-Alain Miller, « L’après DSM » par Eric Laurent dans le débat « Qui a peur du DSM 5 ? », organisé par l’Association Franco- Argentine de Psychiatrie, Entretien avec Mitra Kadivar, pour ne citer que quelques uns des textes qui sont en préparation. Une nouvelle rubrique verra le jour aussi : « La psychanalyse à… », avec des échos de Berlin, d’Amsterdam, de Dublin…

Bonne lecture et à très bientôt !

 

 

Relecture en français : Marie-Christine Giust. Membre de LATIGO

 

 

Responsables:

 

Raquel Cors Ulloa & Dalila Arpin

 

www.latigolacaniano.com

 

 

Dalila ARPIN-Raquel CORS ULLOA-Florencia SHANAHAN-Francisco PISANI-Paulina SALINAS-Laura PETROSINO-Damasia AMADEO-Carlos G. MOTTA-Gleuza SALOMON-Ana VIGANO-Neus CARBONELL CAMOS-Gabriel GEORGES-Gabriela PAZMINO-Soledad PENAFEL-Mauricio RUGELES-Marta PORTUGAL-Cristian FIGUEREDO-Mariela VITTO-Eugenia VARELA-Elvira DIANNO-Alejandra BREGLIA-Andrea BRUNSTEIN-Liliana MAUAS-Gabriela GRINBAUM-Marlene VALENZUELA-Cecilia RUBINETTI-Patricia MORAGA-Mariana ALBA DE LUNA-Paula SZABO-Esteban KLAINER-Perla DRECHSLER-Manuel ZLOTNIK-PatricioALVAREZ-Mariee - Christine GIUST-Juan José SCORZELLI-Silvia TENDLARZ-Joaquín CARETTI-Andrés BORDERIAS-Iván RUIZ ACERO-Heidi GEHLER-María Elena LORA-María Cristina GIRALDO-Analía TRACHTER-Liliana SZAPIRO-Letizia Soledad PEREZ-Mónica SALVADOR-Carlos ROSSI-Celeste VIÑAL-Claudio STEINMEYER-Silvia BENVENUTO-David IRIGOYEN-Paola GONZALES CASTRO-Solenne ALBERT-Sergio MYSZKIN-Lorena OBERLIN RIPPSTEIN-Angélica María TORO CARDONA-Mario GOLDENBERG-Concha  LECHON-Mónica BIAGGIO-Guido COLL MOYA-Luciana FRACCHIA-Leticia SAGUAN-Ruzanna HAKOBYAN-Gabriela URRIOLAGOITIA-Ricardo TORREJON-Josefina AYERZA-Gabriela VAN DEN HOVEN-Juan Pablo ZITO CARRO-Mariana SANTONI .

 

 

"Dalila Arpin (ECF-Paris) y Raquel Cors Ulloa (NEL-Santiago de Chile) me han avisado hoy que iban a trabajar juntas. Para sostener ese proyecto, yo decido lanzar a título experimental, dentro del Institut Lacan/Instituto Lacan, The LAcanian Transatlántica de InvestiGaciOn (LATIGO)"

 Jacques - Alain Miller

Paris 14 de Febrero de 2013